Project Description

@Daesung Lee
  • Photographe : Daesung Lee
  • Exposition : On the shore of a vanishing island / Sur le rivage d’une île qui disparaît
  • Site : Jardins du Tripot
  • BIO
  • Daesung Lee est un photographe sud-coréen qui vit à Paris.
  • Diplômé d’un Master en Beaux-Arts – Option Photographie de l’Université de Séoul, il commence sa carrière dans la photographie commerciale avant de s’orienter vers la photographie documentaire. De 2008 à 2010, il s’intéresse à la mondialisation et à ses conséquences sociales et environnementales dans le cadre de reportages sur des villes minières d’Asie. A partir de 2010, la crise environnementale devient l'un de ses sujets majeurs. Il développe alors une approche plus conceptuelle avec des images mises en scène et des installations. Son travail a été exposé dans de nombreux festivals internationaux, et notamment en 2015 à Photoquai et La Gacillly pour la France. Il a été largement publié au niveau mondial, comme par exemple dans Le Monde, Courrier International, Géo Magazine Allemagne, The New Yorker et The Washington Post. Daesung Lee a été lauréat du « Sony World Photography Awards » en 2013 et 2015. Il a remporté le Prix Lens Culture Portrait en 2015 et le Prix Voies-off en 2016.
 
  • Sur le rivage d’une île qui disparaît
  • L’île de Ghoramara se situe à l’Ouest du delta du Bengale. Suite au réchauffement climatique et à l’élévation du niveau de la mer qui a débuté dans les années 60, le rivage de cette île est emporté, petit à petit, à chaque marée. Depuis les années 80, c’est plus de 50% du territoire de l’île qui a disparu et 2/3 de la population qui a dû quitter l’île. Les 2 000 habitants de l’île sont pour la plupart des paysans ou des pêcheurs. Ils dépendent pour leur subsistance des ressources de l’île. D’ici 20 à 25 ans, le gouvernement indien pourrait décréter l’abandon de l’île. Un plan d’évacuation des habitants vers l’île de Sagar est déjà prêt. Pour autant, ce plan ne prévoit aucune indemnisation qui puisse aider les habitants à refaire leur vie. Le rivage de Ghoramara porte les traces d’un monde disparu. Avec le recul du littoral et la disparition de la végétation, il apparaît un paysage à la beauté étrange. J’ai fait le choix de faire poser les habitants sur le rivage ce qui rend la beauté des lieux encore plus irréelle. Et pourtant ces scènes sont bien réelles. Elles témoignent d’un monde qui va disparaître. Elles illustrent le sort tragique de ces habitants qui n’auront un jour d’autre choix que de quitter leur île. Un jour, cette île où ils ont vu le jour, ne sera plus qu’un souvenir. La mer engloutit leur passé alors que leur futur semble bien incertain.

Project Details

  • Édition

    Edition 2020
    Angkor Photo Festival & Workshops

  • Localisation

    26 février 2020